En mai 1976, un comité composé de Pierre Laurin, alors directeur de HEC Montréal, Pierre Dionne, directeur administratif, Jean-Denis Duquette, secrétaire général, et Jean-Marie Toulouse, qui assumait le rôle de responsable administratif, confiait à la nouvelle Centrale de cas le mandat de «recueillir tous les cas» en circulation à l'École, de «clarifier la question des droits d'auteur» et d'élaborer des «politiques relativement à la vente et à l'échange des cas de HEC Montréal».
Très active au cours des six premières années de son existence, soit de 1976 à 1982, la Centrale adopta un rythme de croisière régulier jusqu'en 1987. C'est alors que le directeur de l'époque, M. Jean Guertin, voulut donner à la Centrale des moyens administratifs et structurels plus en rapport avec l'apparition des nouvelles techniques de bureautique. Placée sous la responsabilité de la Direction de la recherche, la «Centrale de cas et de documents pédagogiques» se dota d'outils de traitement de texte plus modernes. En plus de s'occuper de la gestion des droits de reproduction, de diffusion et de traduction, elle adopta des normes de présentation officielles et publia, en collaboration avec la Direction de la qualité de la communication, le Service des relations publiques et l'atelier de graphisme, un Guide de présentation des cas et des documents pédagogiques à l'intention des rédacteurs de cas et des secrétaires des services d'enseignement. Elle offrait aussi un service de révision linguistique. Elle dressa également un Catalogue des cas et des documents pédagogiques qu'elle mettait à la disposition des professeurs et des chercheurs de tous les établissements d'enseignement du monde francophone.
De 1987 à 1994, la Centrale s'occupait également de la vente de cas à des clients externes et de l'achat des documents pour les professeurs de l'École. Du petit noyau d'ouvriers de la première heure, les employés de la Centrale étaient alors rendus au nombre de sept. L'année 1994 marqua toutefois la fin des activités de la Centrale de cas alors que le Gouvernement entreprit d'enrayer le déficit budgétaire et d'effectuer des coupures considérables dans les budgets des universités. HEC Montréal ne fut pas épargnée et dut sabrer dans les activités de la Centrale. La vente de cas fut confiée à la librairie universitaire de l'École et les autres activités reliées à la gestion de la banque de cas furent réduites à l'essentiel et confiées à une unité administrative. Les Éditions de cas, placées sous la responsabilité hiérarchique de la Direction de la recherche, veillaient simplement à gérer la banque de cas existante, tout en assurant un minimum de services de consultation et de révision aux professeurs toujours désireux d'y avoir recours.
À l'automne 1999, le directeur en poste, M. Jean-Marie Toulouse, entreprit une réflexion sur la place que devrait prendre la méthode des cas comme outil d'enseignement et de recherche dans une grande école universitaire et professionnelle. Il demanda à M. Laurent Lapierre, professeur titulaire en gestion des organisations, d'étudier la pertinence de remettre sur pied une unité administrative qui fournirait aux professeurs les services qui leur manquaient pour appuyer leurs démarches dans ce domaine. M. Toulouse l'invita notamment à tenir compte du nouveau contexte technologique et des outils électroniques mis à la disposition des étudiants et des professeurs de l'École.
Le 27 octobre 1999, le directeur de l'École annonçait la mise sur pied du nouveau Centre de cas HEC Montréal et lui confiait le mandat de favoriser la production, la diffusion et l'archivage de cas de très haute qualité tout en lui demandant de faire mieux connaître les possibilités de la méthode des cas comme outil de recherche et de pédagogie pour le transfert des connaissances et l'acquisition d'habiletés de type professionnel.



